Style2Vie
Sous Le Même Ciel...
C'est l'histoire d'une tranche de vie ou l'incroyable destin, d'un groupe de jeunes des quartiers populaires, au milieu des années Quatre-vingt.
Une époque formidable qui nous conte la naissance, d 'un Art majeur, sûrement de loin le Huitième, l'Art de rue : Le Hip Hop
Cette culture urbaine, par essence fédératrice, regroupe trois disciplines essentielles : La Danse, Le Chant et Le Dessin.
Ce véritable phénomène de société va devenir très vite, un outil d 'expression et
D 'émancipation sans précédent.
Leur vécu, leurs expériences nous entraînerons dans un monde, où l'on s'aime comme on se déteste, ou loyauté flirte avec trahison.
On y parlera de partage et de rapprochement, tout en mettant en évidence les différences, qui peuvent aussi bien nous éloigner que nous unir.
Pour finir, c 'est certainement le récit fidèle d'une union improbable.
Une belle histoire d'amour entre deux jeunes qui s 'aiment alors que tout les séparent.
Au détour de ce parcours initiatique, nous croiserons le chaos causé par l'intolérance et plus loin peut être enfin rencontrer la paix et l 'harmonie.
C 'est un véritable concentré de vies, basé sur le mélange de gens et de genres.
Une mise en image objective, de l 'acceptation et du refus de vivre ensemble.
Style2Vie est le portrait intime de toute une génération : la Mienne, la votre...
Les personnages
Le Saint
Abdel est le parfait symbole du garçon modèle, le petit gars sans reproches.
Il a toujours une attitude calme, jamais un mot au dessus de l 'autre.
Une morphologie plutôt moyen, ni costaud, ni chétive, vraiment passe-partout.
Le saint est un orphelin, fils unique qui a perdu ses parents dans un accident de voiture, alors qu 'il avait tout juste 3 ans.
Il fait parti de ces adolescents studieux, qui intellectualisent leur vie et tout ce qui les touche, de près ou de loin.
C 'est un pure idéaliste qui déteste les injustices, sous toutes leurs formes...
Le Saint croit aux lois universelles de la vie, pour lui le crime ne payes pas.
Il est convaincu que ses bonnes actions, un jour lui ouvriront la voie de la réussite.
Il croit fermement au travail et au sacrifice, quitte à délaisser sa vie d 'adolescent, pour le monde des adultes.
On a l 'impression qu'il a un plan et qu 'il le suit à la lettre, comme un train à grande vitesse lancer sur les rails.
Un personnage profondément attachant pour ses valeurs morales.
Karim dit : Le Chacal
Sûrement celui qui a le plus gros contentieux avec la vie.
Orphelin de naissance au contraire du Saint, lui n 'a jamais connu ses parents génétiques.
Sa mère l'a abandonné à la naissance,ironie du sort car on pense que c'est dut au fait que son père avait fait de même avec sa mère, peu de temps avant qu 'il ne voit le jour.
C 'est le rageur par définition, le mec qui n'a rien à perdre rien à prouver.
Karim adore s 'entendre dire à longueur de journée : « Je nique la vie avant qu 'elle me nique ! ».
Il est costaud, grand et a appris très tôt à se servir de ce petit avantage offert par la nature.
Karim lui croit à la loi du plus fort et bien entendu du moindre effort.
La route est longue alors pas de scrupules à prendre des petits raccourcis.
Il est du genre nerveux et démarre très souvent au quart de tour.
Le chacal a grandit sous la génération Scarface : Esprit mafieux, respect et honneur.
Si c'est ton ami, le Chacal est prêt à donner sa vie pour toi, mais si tu ne l 'est pas alors là il peut se montrer parfois impitoyable...
Il n ' a peur de rien ni personne et surtout il ne craint pas pour sa vie.
Le chacal adopte la doctrine du : Par tous les moyens nécessaires...
C'est le gros dur au c½ur tendre qui parfois se meut en Robin des bois en distribuant des cadeaux aux plus dés½uvrés du foyer.
L ' éducateur, Fabrice Narkozy
C'est lui le Danton durant « La Terreur », le Père Fouettard, le caporal chef qui vous réveille à six heures du matin au son du clairon. Physique ingrat plutôt gros et trapu, on peut pas dire qu'il soit gâté par la nature ni réellement bien dans sa peau.
Fabrice Narkozy n'a qu'un seul rêve, devenir enfin le directeur du foyer, afin de pouvoir faire régner sa loi et asseoir davantage son emprise sur les jeunes.
C 'est le genre qui aime sentir la peur dans le regard, celui qui prend du plaisir à te voir souffrir. Il veut faire payer aux jeunes, pour toutes les souffrances que la vie lui a infligées.
En effet il n'y pas longtemps sa femme l'a quitté, en amenant ses deux gosses avec un de ses collègues de travail.
On comprend mieux maintenant pourquoi il montre un visage si aigri.
Monsieur Narkozy est un fin stratège sans foi ni loi, comme Sammy, il est prêt à tout pour atteindre son but. Fabry, petit nom donné par ses collègues, ne fait confiance à personne et ne lie que des relations, des alliances d 'intérêts.
Puis soudain sans prévenir, il est capable de retourner sa veste en vous regardant droit dans les yeux : le parfait traître.
Mais comme tout le monde, lui aussi a sa petite faiblesse qui ne tardera pas à le perdre.
Rachel dit Destinée
C 'est le petit ange tombé du ciel, on lui donnerait le bon Dieu sans confessions.
Elle est grande, belle, brune les yeux clairs, avec des longs cheveux qui dissimule un visage angélique.
Elle est du genre douce et réservée mais avec un caractère pourtant affirmé.
Destinée, c'est vraiment pas du tout le style à se laisser marcher sur les pieds.
On peut dire d'ailleurs, qu'elle les a bien sur terre, malgré le Hip Hop, elle poursuit ses études en médecine comme le souhaitaient ses parents.
Pourtant son rêve est de devenir danseuse professionnelle.
Rachel rêve d'ouvrir un jour son école de danse, pour jeunes défavorisés des quartiers difficiles.
C 'est elle Destinée, la bonne fée qui réalise tous les v½ux, elle inspire la compagne idéale.
C 'est une muse, avec elle même le bonheur paraît si accessible.
On Découvre par la suite, qu'elle est secrètement amoureuse d'Abdel, car ses sentiments sont pudiques à son image. D'autant plus qu'elle sait très bien que ce ne sera pas une chose difficile à faire accepter à ses parents et son grand frère qui n'est jamais trop loin.
Le producteur, Mr Yves Pince
Yves, représente ce qu 'il y a de plus vil dans l 'univers du Show-business.
C 'est le carnassier par excellence, celui qui a le rôle d 'exploiter le talent à des buts purement lucratif.
C 'est le marchand de rêves qui a coups de promesses et de contrat mirobolants spécule sur des vies à travers des carrières artistiques.
Est t'il nécessaire de dire qu 'Yves est dépourvu de scrupules et qu 'il se serait prêt a vendre sa propre mère, pour signer un artiste prometteur dans son catalogue.
Monseigneur Pince est du genre beau gosse, toujours sur son trente et un, tiré à quatre épingles. C 'est un roi de la nuit Parisienne, toujours entourer d 'une cour de pique-assiettes et de belles poupées siliconées. Il exige à toute sa petite cour de l'appeler : Monseigneur.
Le type super exubérant qui adore montrer qu 'il gagne beaucoup d ' argent, monsieur « Living large »
Il est très entouré mais aussi hélas très seul, car son pouvoir, tout son argent, n 'achète pas les relations et les sentiments sincères.
Pas de famille, de foyer ni d'enfant déclarer, rien que des amours de passage.
Le vieux célibataire endurci, qui pense sincèrement pouvoir vivre de la sorte éternellement.
Son dieu à lui, c 'est le billet vert, il voudrait devenir le maître du monde.
Il va jouer un rôle important dans le drame, qui va frapper la vie de nos personnages principaux.
Le Frère de Destinée, Sammy « le meurtrier »
Le cas désespéré, qui étouffé par la vanité et l 'orgueil, se sent obliger d 'écrasé les autres pour exister.
C 'est un manipulateur de premier choix, capable de monter une mère contre ses propres enfants.
C 'est l 'intolérance à son paroxysme, Sammy n 'aime personne et surtout pas les femmes et les gays.
C 'est le misogyne fini, qui dés qu 'il le peut se précipites rue St Denis ou au Bois de Boulogne, pour insulter les putes et les travelos, au volant d 'une voiture emprunté dans le garage du paternelle.
A part sa petite s½ur Destinée, qu 'il étouffe de sa bienveillance en jouant le rôle du père protecteur, il est indifférent au sort du reste du monde.
Sammy s 'écoute parler, il adore le son de sa voix, il veut toujours avoir le dernier mot.
Il fait de la musique, ni par amour ni pour l 'argent, mais uniquement pour briller et se faire valoir auprès des autres.
C 'est lui l'opportuniste par excellence, qui n 'hésite jamais devant aucune occasion de se faire mousser.
Il veut juste que le monde parle de lui, en bien ou en mal il s 'en fout royalement.
Il répète sans cesse toutes les deux phrases « moi j' m'en bat les couilles ! »
C 'est un véritable gosse pourri gâté, qui n'a jamais manqué de rien et au lieu de profiter de ces avantages, il préfère jouer les voyous et dilapider ses chances.
Sammy veut tout faire pour semer la zizanie entre Abdel et Destinée, il monte son père contre Rachel en lui disant que sa fille chérie est vue dans toute la ville comme une petite traînée qui fricote avec des racailles du foyer.
Geneviève de Courtenay, La Bourgeoise
C 'est la veuve qui a perdu son mari milliardaire, il y 'a déjà plus de 15 ans.
Ils n 'ont jamais eu d 'enfant, elle n 'a jamais refait sa vie, au final, elle sera seule à hériter de toute la fortune.
Geneviève n 'a que son petit chien Filou, pas de familles proches ni même éloignés.
Elle vit dans un luxueux palace parisien où elle loue le dernier étage à l 'année, juste pour elle et son chien.
A première vue, elle est plutôt du genre très spécial, un personnage hors norme.
Malgré son âge, elle paraît assez jeune, apparemment elle refuse de vieillir et veut garder son âme d 'enfant.
C 'est la Femme bourgeoise, qui semble au départ agoraphobe, distante et limite méprisante.
C'est seulement par la suite, qu'elle révèle une tout autre personnalité, au contact des jeunes et du Hip Hop.
On découvre au fur à mesure son goût pour cette musique et son état d'esprit.
Geneviève est en réalité une bonne vivante, qui s'amuse, fume des joints et bois du rhum.
Elle finira même par porter sa casquette à l 'envers et par apprendre à danser le Smurf.
Elle va sans cesse les encourager, les soutenir et va devenir même la première supportrice du groupe.
Leur rencontre va changer sa vie et lui donner encore une nouvelle jeunesse.
Patrick Beretta, Dit Le Corse, Le flic.
Un pur produit de l'école de police à la française, on lui a apprit que le jeune de banlieue n'est rien d'autre, qu'un ennemi à neutraliser.
Il vit dans une paranoïa totale, au boulot ou en rentrant chaque soir dans sa cité.
Il est persuadé que sa vie est continuellement en danger, c 'est un gros candidat à la bavure.
Beretta, est de nature stressé et manque singulièrement de confiance en lui.
C est le flic corrompu, qui profite largement du pouvoir, que lui confèrent une arme et une plaque.
Le petit fonctionnaire qui refuse de risquer sa vie, pour moins de 1500 euros par mois ...
C 'est un fana d 'armes à feu, et d'armes blanches, il a d'ailleurs une imposante collection...
Patrick déteste les immigrés les homos et les juifs : L' inspecteur Beretta vote pour le Front National et à l 'écouter il ne s 'en cache pas...
Il a des ambitions dans la police, il se voit préfet ou pourquoi pas, ministre de l 'intérieur afin de nettoyer la France de toutes cette racaille, dont il fait lui même parti.
Il jouera un rôle important dans la vie du foyer, personnellement mandater par le préfet, pour trouver des preuves nécessaires afin de le fermer.
Alain Boyer, Le prof
C'est un représentant de la vieille gauche, un ancien de Mai Soixante-Huit.
Les cheveux longs, longues moustaches, tatouages et boucles d'oreilles.
Mr Boyer est comme le maître d 'école à l 'ancienne. Le parfait pédagogue, on sent chez cet homme l 'amour d 'enseigner et de transmettre le savoir...
C ' est les bons conseils, la sagesse qui comprend et parle le même langage que les jeunes.
Le père modèle, équilibré, marié trois enfants, en parfaite harmonie, entre sa vie professionnelle et familiale.
Il arrive à donner le goût d'apprendre même aux plus récalcitrant d'entre eux.
C'est bien lui le bon français, qui vote à gauche et paye ses impôts sans se plaindre sans cesse.
Francis de Rochefort, L 'employeur
C'est lui l'homme de droite, le représentant de la France d 'en haut.
Le petit patron, qui a hériter de l'entreprise fonder par son arrière-arriére-grand père.
Le genre qui gère son entreprise comme une deuxième famille, dans un esprit limite sectaire.
Mr de Rochefort, emploie des méthodes de recrutements peu conventionnelles, avec des questionnaires à la limite de la totale indiscrétion.
Il a adopté des techniques révolutionnaires de travail et de management à la Japono-Américaine.
Totalement persuader que son talent inné d 'homme d 'affaire va lui permettre de donner un nouvel élan à son entreprise.
Francis, appréhende la vie comme le petit garçon, qui veut que son papa soit fier de lui.
Il est en total décalage avec les réalités actuelles du monde du travail.
Car évidemment jusqu 'a la mort de son père lui n 'a jamais eu à le faire pour gagner sa vie.
Personnages additionnels
Ingénieur studio
Animateur radio
Breakers, Smurfers et Graffeurs
DJ boite de nuit
Barman
Videurs
Le vendeur Magasin Son
Le foyer « Le pénitencier »
Cité Quart Terre
C 'est la où notre belle histoire commence, imaginez-vous une énorme vieille bâtisse d 'avant-guerre, avec de grands barreaux aux fenêtres.
A l 'intérieur une décoration austère, des grandes dortoirs sur plusieurs étages.
Au premier sous-sol se trouve le réfectoire, au premier, la salle de jeux, la salle de sport et les douches communes.
La tranche d'âges des occupants varie de 7 à 17 ans, avec une petite poignée d 'anciens qui bien que devenus majeurs sont malgré tout tolérés au sein de ce foyer, normalement réservé qu'aux mineurs. Mais on imagine bien, qu 'ils imposent leur présence par l'intimidation, face à une administration relativement laxiste, un directeur qui ne pense qu' à sa poche et sa proche retraite, en se souciant peu du confort de ses jeunes locataires.
La vie y est régie comme dans une véritable prison, avec des clans, des territoires et des règles bien définis. Tout y est précieusement organisé, ils pourraient presque vivre en total otarci.
On y trouve tout du réveil, tôt le matin au couvre feu, les étages se transforment en énorme marché noir où circulent les trafics de tout genre.
Cette ambiance de maison de correction, donne beaucoup de fil à retordre aux surveillants et à la police municipale. Tout ceci sans compter le maire de la ville, qui n'a qu'une idée en tête, réunir assez d'éléments pour faire fermer définitivement l'établissement.
Les jeunes devront se montrer solidaire et unis pour sauver leur foyer de la fermeture.
Le Hip Hop
C'est le dénominateur commun, le vecteur qui va leur permettre de réunir leurs énergies dans une même dynamique. L 'émergence de cette culture urbaine va par la suite se montrer, un formidable exutoire, fédérateur et même pour certain salvateur.
Ils trouvent dans cette nouvelle discipline venue d'Amérique, un moyen et mode d'expression à leur image, une nouvelle identité. Ils se sont tout simplement dit : « nous aussi, on peut le faire ». Suivre ce modèle, penser, danser, nous habiller et marcher comme eux.
A l 'instar des bandes organisés, inspirer des gangs New-yorkais tel que les Black Panthères. Ils avaient aussi leurs Black Dragons, Requins Vicieux, CKC et autres bandes rivales qui pouvaient s 'affronter violemment si nécessaire.
Au début, on notait une séparation en deux groupes distincts, les Bagarreurs et les Danseurs.
Bien entendu, on pouvait passer de l 'un à l'autre ou pratiquer les deux sans soucis.
Alors au départ le Hip Hop en France, c'était du pur mimétisme, une pale copie.
Il s'agissait de reproduire au mieux les pas vu la veille, dans les rares vidéo- clip qui traversait l 'atlantique. Les films cultes de cette époque était : Beat Street 84 et Wild Style.
Reprendre avec goût, les styles vestimentaires, plagier les flots et les lyrics sur les disques imports ou les Mixe Tapes.
C'était aussi le temps des rendez-vous à la Gare du Nord, Place Carré aux Halles, des défis sur l'esplanade du Trocadéro.
On a pu assisté, aux premières après-midi à la Main Jaune, avec défis, démonstration de danses et concours de rap : « Micro ouvert ».
C 'est seulement bien plus tard, avec l 'engouement populaire, les premières mixes tapes, émissions radio, les fanzines, Sidney « Hip Hop », les maisons de disques : qu'ils finissent petit à petit par comprendre, que c 'est peut-être aussi un moyen de gagner leur vie honnêtement et de prendre leur revanche, sur une société qui les avait abandonné.
Le saint et Destinée
On parle bien d'une union improbable, Destinée, une jeune femme issue d'une famille juive, et Abdel, un Africain, Musulman, orphelin, qui vit dans un foyer d'accueil : Il y a deux mondes qui les séparent...
Chaque jour, ils vont devoir faire face aux regards des gens partout où ils se retrouvent.
Force de constater qu'autant dans les deux camps, ils se sentiront rejetés.
Vu qu'au bout du compte, personne n 'approuve leur union, ils devront certainement faire un choix difficile.
Ils ont un point commun, un atome crochu, l'amour du Hip Hop, cette culture urbaine qui va finir de les rapprocher, au point qu'ils deviendront inséparables.
Mais c'est sans compter sur les antagonismes, les conflits séculaires qui existent entre Juif et Musulman, noir et blanc, pauvre et riche.
Pourront- ils s'affranchir de leur entourage et de leur différences pour ne faire qu'un ?
Vont-ils faire mentir les idées toutes faites, prouver au monde que malgré tout : la paix et l'amour sont encore possible.
Le saint et Chacal
C 'est des frères, les inséparables, les véritables amis d 'enfance, Abdel et Karim se connaissent depuis l 'orphelinat. Il existe entre eux une amitiés inconditionnel : Le genre à la vie à la mort.
Ils sont si proches et à la fois si différent, ce qui les rend aussi vraisemblablement complémentaire.
Le Chacal et le Saint se connaissent les yeux fermés, sur le bout des doigts, ils ont un gros point commun, chacun arrive à prévoir et anticiper les réactions de l 'autre...
Jamais un des deux ne rentre dans une pièce ou n 'arrive quelque part, sans qu'on lui demande où se trouve l 'autre.
Ils sont tel Nino Brown et G-Money « Ange gardien de mon frère ».
Même s 'ils ne partagent pas toujours la même façon de voir la vie et les choses, ils écoutent et respectent toujours le point de vue de l 'autre.
Ils finissent toujours par s'entendre sur un point : Ils ont le même style2Vie.
Que personne ne disent du mal de l 'un, quand l 'autre est dans le secteur sinon ...
C 'est sûrement l'idylle avec Destinée qui risquera de changer la donne.
L ' Embrouille « le Beef »
C'est la rivalité artistique entre le groupe de Sammy, frère de Destinée et celui du groupe de Karim et Abdel qui va être le moteur de cette scène.
Manipulation, orchestrer évidemment en sous-marin par le producteur, qui va s 'arrangé pour faire comprendre à Sammy que le groupe adverse représente une menace pour sa carrière.
Yves Pince, lui fait miroité qu'il voudrait bien aussi signer son groupe, mais malheureusement qu'il hésite encore entre les deux.
Une manière détournée de lui suggérer, de trouver un moyen efficace de l 'éliminer artistiquement ou voir physiquement.
Le producteur élabore une stratégie infaillible, pour choisir le groupe qu 'il va finir par signer.
Il décide d'organiser un concert « Battle » avec les deux groupes qui jouerait un titre à tour de rôle. En final laisser la foule juge et donc plébiscité le groupe qu'il préfère : Le choix du public....
C 'est le moment précis que choisira Sammy pour tenter d'assassiné le Saint, au fond voyant qu 'il n 'arrive pas à en venir à bout artistiquement.
En effet le public siffle à chaque entrée de scène de son groupe et ovationne le groupe d' Abdel à chacune de ces apparitions.
Déjà dans les coulisses, la tension monte et ils sentent que la partie est entrain de leur échapper.
Prit d'une insoutenable folie rageuse suite au déroulement du concert et le choix du public en faveur du groupe adverse Sammy se résout à commettre l'irréparable...
Santanas et Diabolos Entertainement
www.del-san.com
Sous Le Même Ciel...
C'est l'histoire d'une tranche de vie ou l'incroyable destin, d'un groupe de jeunes des quartiers populaires, au milieu des années Quatre-vingt.
Une époque formidable qui nous conte la naissance, d 'un Art majeur, sûrement de loin le Huitième, l'Art de rue : Le Hip Hop
Cette culture urbaine, par essence fédératrice, regroupe trois disciplines essentielles : La Danse, Le Chant et Le Dessin.
Ce véritable phénomène de société va devenir très vite, un outil d 'expression et
D 'émancipation sans précédent.
Leur vécu, leurs expériences nous entraînerons dans un monde, où l'on s'aime comme on se déteste, ou loyauté flirte avec trahison.
On y parlera de partage et de rapprochement, tout en mettant en évidence les différences, qui peuvent aussi bien nous éloigner que nous unir.
Pour finir, c 'est certainement le récit fidèle d'une union improbable.
Une belle histoire d'amour entre deux jeunes qui s 'aiment alors que tout les séparent.
Au détour de ce parcours initiatique, nous croiserons le chaos causé par l'intolérance et plus loin peut être enfin rencontrer la paix et l 'harmonie.
C 'est un véritable concentré de vies, basé sur le mélange de gens et de genres.
Une mise en image objective, de l 'acceptation et du refus de vivre ensemble.
Style2Vie est le portrait intime de toute une génération : la Mienne, la votre...
Les personnages
Le Saint
Abdel est le parfait symbole du garçon modèle, le petit gars sans reproches.
Il a toujours une attitude calme, jamais un mot au dessus de l 'autre.
Une morphologie plutôt moyen, ni costaud, ni chétive, vraiment passe-partout.
Le saint est un orphelin, fils unique qui a perdu ses parents dans un accident de voiture, alors qu 'il avait tout juste 3 ans.
Il fait parti de ces adolescents studieux, qui intellectualisent leur vie et tout ce qui les touche, de près ou de loin.
C 'est un pure idéaliste qui déteste les injustices, sous toutes leurs formes...
Le Saint croit aux lois universelles de la vie, pour lui le crime ne payes pas.
Il est convaincu que ses bonnes actions, un jour lui ouvriront la voie de la réussite.
Il croit fermement au travail et au sacrifice, quitte à délaisser sa vie d 'adolescent, pour le monde des adultes.
On a l 'impression qu'il a un plan et qu 'il le suit à la lettre, comme un train à grande vitesse lancer sur les rails.
Un personnage profondément attachant pour ses valeurs morales.
Karim dit : Le Chacal
Sûrement celui qui a le plus gros contentieux avec la vie.
Orphelin de naissance au contraire du Saint, lui n 'a jamais connu ses parents génétiques.
Sa mère l'a abandonné à la naissance,ironie du sort car on pense que c'est dut au fait que son père avait fait de même avec sa mère, peu de temps avant qu 'il ne voit le jour.
C 'est le rageur par définition, le mec qui n'a rien à perdre rien à prouver.
Karim adore s 'entendre dire à longueur de journée : « Je nique la vie avant qu 'elle me nique ! ».
Il est costaud, grand et a appris très tôt à se servir de ce petit avantage offert par la nature.
Karim lui croit à la loi du plus fort et bien entendu du moindre effort.
La route est longue alors pas de scrupules à prendre des petits raccourcis.
Il est du genre nerveux et démarre très souvent au quart de tour.
Le chacal a grandit sous la génération Scarface : Esprit mafieux, respect et honneur.
Si c'est ton ami, le Chacal est prêt à donner sa vie pour toi, mais si tu ne l 'est pas alors là il peut se montrer parfois impitoyable...
Il n ' a peur de rien ni personne et surtout il ne craint pas pour sa vie.
Le chacal adopte la doctrine du : Par tous les moyens nécessaires...
C'est le gros dur au c½ur tendre qui parfois se meut en Robin des bois en distribuant des cadeaux aux plus dés½uvrés du foyer.
L ' éducateur, Fabrice Narkozy
C'est lui le Danton durant « La Terreur », le Père Fouettard, le caporal chef qui vous réveille à six heures du matin au son du clairon. Physique ingrat plutôt gros et trapu, on peut pas dire qu'il soit gâté par la nature ni réellement bien dans sa peau.
Fabrice Narkozy n'a qu'un seul rêve, devenir enfin le directeur du foyer, afin de pouvoir faire régner sa loi et asseoir davantage son emprise sur les jeunes.
C 'est le genre qui aime sentir la peur dans le regard, celui qui prend du plaisir à te voir souffrir. Il veut faire payer aux jeunes, pour toutes les souffrances que la vie lui a infligées.
En effet il n'y pas longtemps sa femme l'a quitté, en amenant ses deux gosses avec un de ses collègues de travail.
On comprend mieux maintenant pourquoi il montre un visage si aigri.
Monsieur Narkozy est un fin stratège sans foi ni loi, comme Sammy, il est prêt à tout pour atteindre son but. Fabry, petit nom donné par ses collègues, ne fait confiance à personne et ne lie que des relations, des alliances d 'intérêts.
Puis soudain sans prévenir, il est capable de retourner sa veste en vous regardant droit dans les yeux : le parfait traître.
Mais comme tout le monde, lui aussi a sa petite faiblesse qui ne tardera pas à le perdre.
Rachel dit Destinée
C 'est le petit ange tombé du ciel, on lui donnerait le bon Dieu sans confessions.
Elle est grande, belle, brune les yeux clairs, avec des longs cheveux qui dissimule un visage angélique.
Elle est du genre douce et réservée mais avec un caractère pourtant affirmé.
Destinée, c'est vraiment pas du tout le style à se laisser marcher sur les pieds.
On peut dire d'ailleurs, qu'elle les a bien sur terre, malgré le Hip Hop, elle poursuit ses études en médecine comme le souhaitaient ses parents.
Pourtant son rêve est de devenir danseuse professionnelle.
Rachel rêve d'ouvrir un jour son école de danse, pour jeunes défavorisés des quartiers difficiles.
C 'est elle Destinée, la bonne fée qui réalise tous les v½ux, elle inspire la compagne idéale.
C 'est une muse, avec elle même le bonheur paraît si accessible.
On Découvre par la suite, qu'elle est secrètement amoureuse d'Abdel, car ses sentiments sont pudiques à son image. D'autant plus qu'elle sait très bien que ce ne sera pas une chose difficile à faire accepter à ses parents et son grand frère qui n'est jamais trop loin.
Le producteur, Mr Yves Pince
Yves, représente ce qu 'il y a de plus vil dans l 'univers du Show-business.
C 'est le carnassier par excellence, celui qui a le rôle d 'exploiter le talent à des buts purement lucratif.
C 'est le marchand de rêves qui a coups de promesses et de contrat mirobolants spécule sur des vies à travers des carrières artistiques.
Est t'il nécessaire de dire qu 'Yves est dépourvu de scrupules et qu 'il se serait prêt a vendre sa propre mère, pour signer un artiste prometteur dans son catalogue.
Monseigneur Pince est du genre beau gosse, toujours sur son trente et un, tiré à quatre épingles. C 'est un roi de la nuit Parisienne, toujours entourer d 'une cour de pique-assiettes et de belles poupées siliconées. Il exige à toute sa petite cour de l'appeler : Monseigneur.
Le type super exubérant qui adore montrer qu 'il gagne beaucoup d ' argent, monsieur « Living large »
Il est très entouré mais aussi hélas très seul, car son pouvoir, tout son argent, n 'achète pas les relations et les sentiments sincères.
Pas de famille, de foyer ni d'enfant déclarer, rien que des amours de passage.
Le vieux célibataire endurci, qui pense sincèrement pouvoir vivre de la sorte éternellement.
Son dieu à lui, c 'est le billet vert, il voudrait devenir le maître du monde.
Il va jouer un rôle important dans le drame, qui va frapper la vie de nos personnages principaux.
Le Frère de Destinée, Sammy « le meurtrier »
Le cas désespéré, qui étouffé par la vanité et l 'orgueil, se sent obliger d 'écrasé les autres pour exister.
C 'est un manipulateur de premier choix, capable de monter une mère contre ses propres enfants.
C 'est l 'intolérance à son paroxysme, Sammy n 'aime personne et surtout pas les femmes et les gays.
C 'est le misogyne fini, qui dés qu 'il le peut se précipites rue St Denis ou au Bois de Boulogne, pour insulter les putes et les travelos, au volant d 'une voiture emprunté dans le garage du paternelle.
A part sa petite s½ur Destinée, qu 'il étouffe de sa bienveillance en jouant le rôle du père protecteur, il est indifférent au sort du reste du monde.
Sammy s 'écoute parler, il adore le son de sa voix, il veut toujours avoir le dernier mot.
Il fait de la musique, ni par amour ni pour l 'argent, mais uniquement pour briller et se faire valoir auprès des autres.
C 'est lui l'opportuniste par excellence, qui n 'hésite jamais devant aucune occasion de se faire mousser.
Il veut juste que le monde parle de lui, en bien ou en mal il s 'en fout royalement.
Il répète sans cesse toutes les deux phrases « moi j' m'en bat les couilles ! »
C 'est un véritable gosse pourri gâté, qui n'a jamais manqué de rien et au lieu de profiter de ces avantages, il préfère jouer les voyous et dilapider ses chances.
Sammy veut tout faire pour semer la zizanie entre Abdel et Destinée, il monte son père contre Rachel en lui disant que sa fille chérie est vue dans toute la ville comme une petite traînée qui fricote avec des racailles du foyer.
Geneviève de Courtenay, La Bourgeoise
C 'est la veuve qui a perdu son mari milliardaire, il y 'a déjà plus de 15 ans.
Ils n 'ont jamais eu d 'enfant, elle n 'a jamais refait sa vie, au final, elle sera seule à hériter de toute la fortune.
Geneviève n 'a que son petit chien Filou, pas de familles proches ni même éloignés.
Elle vit dans un luxueux palace parisien où elle loue le dernier étage à l 'année, juste pour elle et son chien.
A première vue, elle est plutôt du genre très spécial, un personnage hors norme.
Malgré son âge, elle paraît assez jeune, apparemment elle refuse de vieillir et veut garder son âme d 'enfant.
C 'est la Femme bourgeoise, qui semble au départ agoraphobe, distante et limite méprisante.
C'est seulement par la suite, qu'elle révèle une tout autre personnalité, au contact des jeunes et du Hip Hop.
On découvre au fur à mesure son goût pour cette musique et son état d'esprit.
Geneviève est en réalité une bonne vivante, qui s'amuse, fume des joints et bois du rhum.
Elle finira même par porter sa casquette à l 'envers et par apprendre à danser le Smurf.
Elle va sans cesse les encourager, les soutenir et va devenir même la première supportrice du groupe.
Leur rencontre va changer sa vie et lui donner encore une nouvelle jeunesse.
Patrick Beretta, Dit Le Corse, Le flic.
Un pur produit de l'école de police à la française, on lui a apprit que le jeune de banlieue n'est rien d'autre, qu'un ennemi à neutraliser.
Il vit dans une paranoïa totale, au boulot ou en rentrant chaque soir dans sa cité.
Il est persuadé que sa vie est continuellement en danger, c 'est un gros candidat à la bavure.
Beretta, est de nature stressé et manque singulièrement de confiance en lui.
C est le flic corrompu, qui profite largement du pouvoir, que lui confèrent une arme et une plaque.
Le petit fonctionnaire qui refuse de risquer sa vie, pour moins de 1500 euros par mois ...
C 'est un fana d 'armes à feu, et d'armes blanches, il a d'ailleurs une imposante collection...
Patrick déteste les immigrés les homos et les juifs : L' inspecteur Beretta vote pour le Front National et à l 'écouter il ne s 'en cache pas...
Il a des ambitions dans la police, il se voit préfet ou pourquoi pas, ministre de l 'intérieur afin de nettoyer la France de toutes cette racaille, dont il fait lui même parti.
Il jouera un rôle important dans la vie du foyer, personnellement mandater par le préfet, pour trouver des preuves nécessaires afin de le fermer.
Alain Boyer, Le prof
C'est un représentant de la vieille gauche, un ancien de Mai Soixante-Huit.
Les cheveux longs, longues moustaches, tatouages et boucles d'oreilles.
Mr Boyer est comme le maître d 'école à l 'ancienne. Le parfait pédagogue, on sent chez cet homme l 'amour d 'enseigner et de transmettre le savoir...
C ' est les bons conseils, la sagesse qui comprend et parle le même langage que les jeunes.
Le père modèle, équilibré, marié trois enfants, en parfaite harmonie, entre sa vie professionnelle et familiale.
Il arrive à donner le goût d'apprendre même aux plus récalcitrant d'entre eux.
C'est bien lui le bon français, qui vote à gauche et paye ses impôts sans se plaindre sans cesse.
Francis de Rochefort, L 'employeur
C'est lui l'homme de droite, le représentant de la France d 'en haut.
Le petit patron, qui a hériter de l'entreprise fonder par son arrière-arriére-grand père.
Le genre qui gère son entreprise comme une deuxième famille, dans un esprit limite sectaire.
Mr de Rochefort, emploie des méthodes de recrutements peu conventionnelles, avec des questionnaires à la limite de la totale indiscrétion.
Il a adopté des techniques révolutionnaires de travail et de management à la Japono-Américaine.
Totalement persuader que son talent inné d 'homme d 'affaire va lui permettre de donner un nouvel élan à son entreprise.
Francis, appréhende la vie comme le petit garçon, qui veut que son papa soit fier de lui.
Il est en total décalage avec les réalités actuelles du monde du travail.
Car évidemment jusqu 'a la mort de son père lui n 'a jamais eu à le faire pour gagner sa vie.
Personnages additionnels
Ingénieur studio
Animateur radio
Breakers, Smurfers et Graffeurs
DJ boite de nuit
Barman
Videurs
Le vendeur Magasin Son
Le foyer « Le pénitencier »
Cité Quart Terre
C 'est la où notre belle histoire commence, imaginez-vous une énorme vieille bâtisse d 'avant-guerre, avec de grands barreaux aux fenêtres.
A l 'intérieur une décoration austère, des grandes dortoirs sur plusieurs étages.
Au premier sous-sol se trouve le réfectoire, au premier, la salle de jeux, la salle de sport et les douches communes.
La tranche d'âges des occupants varie de 7 à 17 ans, avec une petite poignée d 'anciens qui bien que devenus majeurs sont malgré tout tolérés au sein de ce foyer, normalement réservé qu'aux mineurs. Mais on imagine bien, qu 'ils imposent leur présence par l'intimidation, face à une administration relativement laxiste, un directeur qui ne pense qu' à sa poche et sa proche retraite, en se souciant peu du confort de ses jeunes locataires.
La vie y est régie comme dans une véritable prison, avec des clans, des territoires et des règles bien définis. Tout y est précieusement organisé, ils pourraient presque vivre en total otarci.
On y trouve tout du réveil, tôt le matin au couvre feu, les étages se transforment en énorme marché noir où circulent les trafics de tout genre.
Cette ambiance de maison de correction, donne beaucoup de fil à retordre aux surveillants et à la police municipale. Tout ceci sans compter le maire de la ville, qui n'a qu'une idée en tête, réunir assez d'éléments pour faire fermer définitivement l'établissement.
Les jeunes devront se montrer solidaire et unis pour sauver leur foyer de la fermeture.
Le Hip Hop
C'est le dénominateur commun, le vecteur qui va leur permettre de réunir leurs énergies dans une même dynamique. L 'émergence de cette culture urbaine va par la suite se montrer, un formidable exutoire, fédérateur et même pour certain salvateur.
Ils trouvent dans cette nouvelle discipline venue d'Amérique, un moyen et mode d'expression à leur image, une nouvelle identité. Ils se sont tout simplement dit : « nous aussi, on peut le faire ». Suivre ce modèle, penser, danser, nous habiller et marcher comme eux.
A l 'instar des bandes organisés, inspirer des gangs New-yorkais tel que les Black Panthères. Ils avaient aussi leurs Black Dragons, Requins Vicieux, CKC et autres bandes rivales qui pouvaient s 'affronter violemment si nécessaire.
Au début, on notait une séparation en deux groupes distincts, les Bagarreurs et les Danseurs.
Bien entendu, on pouvait passer de l 'un à l'autre ou pratiquer les deux sans soucis.
Alors au départ le Hip Hop en France, c'était du pur mimétisme, une pale copie.
Il s'agissait de reproduire au mieux les pas vu la veille, dans les rares vidéo- clip qui traversait l 'atlantique. Les films cultes de cette époque était : Beat Street 84 et Wild Style.
Reprendre avec goût, les styles vestimentaires, plagier les flots et les lyrics sur les disques imports ou les Mixe Tapes.
C'était aussi le temps des rendez-vous à la Gare du Nord, Place Carré aux Halles, des défis sur l'esplanade du Trocadéro.
On a pu assisté, aux premières après-midi à la Main Jaune, avec défis, démonstration de danses et concours de rap : « Micro ouvert ».
C 'est seulement bien plus tard, avec l 'engouement populaire, les premières mixes tapes, émissions radio, les fanzines, Sidney « Hip Hop », les maisons de disques : qu'ils finissent petit à petit par comprendre, que c 'est peut-être aussi un moyen de gagner leur vie honnêtement et de prendre leur revanche, sur une société qui les avait abandonné.
Le saint et Destinée
On parle bien d'une union improbable, Destinée, une jeune femme issue d'une famille juive, et Abdel, un Africain, Musulman, orphelin, qui vit dans un foyer d'accueil : Il y a deux mondes qui les séparent...
Chaque jour, ils vont devoir faire face aux regards des gens partout où ils se retrouvent.
Force de constater qu'autant dans les deux camps, ils se sentiront rejetés.
Vu qu'au bout du compte, personne n 'approuve leur union, ils devront certainement faire un choix difficile.
Ils ont un point commun, un atome crochu, l'amour du Hip Hop, cette culture urbaine qui va finir de les rapprocher, au point qu'ils deviendront inséparables.
Mais c'est sans compter sur les antagonismes, les conflits séculaires qui existent entre Juif et Musulman, noir et blanc, pauvre et riche.
Pourront- ils s'affranchir de leur entourage et de leur différences pour ne faire qu'un ?
Vont-ils faire mentir les idées toutes faites, prouver au monde que malgré tout : la paix et l'amour sont encore possible.
Le saint et Chacal
C 'est des frères, les inséparables, les véritables amis d 'enfance, Abdel et Karim se connaissent depuis l 'orphelinat. Il existe entre eux une amitiés inconditionnel : Le genre à la vie à la mort.
Ils sont si proches et à la fois si différent, ce qui les rend aussi vraisemblablement complémentaire.
Le Chacal et le Saint se connaissent les yeux fermés, sur le bout des doigts, ils ont un gros point commun, chacun arrive à prévoir et anticiper les réactions de l 'autre...
Jamais un des deux ne rentre dans une pièce ou n 'arrive quelque part, sans qu'on lui demande où se trouve l 'autre.
Ils sont tel Nino Brown et G-Money « Ange gardien de mon frère ».
Même s 'ils ne partagent pas toujours la même façon de voir la vie et les choses, ils écoutent et respectent toujours le point de vue de l 'autre.
Ils finissent toujours par s'entendre sur un point : Ils ont le même style2Vie.
Que personne ne disent du mal de l 'un, quand l 'autre est dans le secteur sinon ...
C 'est sûrement l'idylle avec Destinée qui risquera de changer la donne.
L ' Embrouille « le Beef »
C'est la rivalité artistique entre le groupe de Sammy, frère de Destinée et celui du groupe de Karim et Abdel qui va être le moteur de cette scène.
Manipulation, orchestrer évidemment en sous-marin par le producteur, qui va s 'arrangé pour faire comprendre à Sammy que le groupe adverse représente une menace pour sa carrière.
Yves Pince, lui fait miroité qu'il voudrait bien aussi signer son groupe, mais malheureusement qu'il hésite encore entre les deux.
Une manière détournée de lui suggérer, de trouver un moyen efficace de l 'éliminer artistiquement ou voir physiquement.
Le producteur élabore une stratégie infaillible, pour choisir le groupe qu 'il va finir par signer.
Il décide d'organiser un concert « Battle » avec les deux groupes qui jouerait un titre à tour de rôle. En final laisser la foule juge et donc plébiscité le groupe qu'il préfère : Le choix du public....
C 'est le moment précis que choisira Sammy pour tenter d'assassiné le Saint, au fond voyant qu 'il n 'arrive pas à en venir à bout artistiquement.
En effet le public siffle à chaque entrée de scène de son groupe et ovationne le groupe d' Abdel à chacune de ces apparitions.
Déjà dans les coulisses, la tension monte et ils sentent que la partie est entrain de leur échapper.
Prit d'une insoutenable folie rageuse suite au déroulement du concert et le choix du public en faveur du groupe adverse Sammy se résout à commettre l'irréparable...
Santanas et Diabolos Entertainement
www.del-san.com
